Cari thon réunionnais servi avec du riz blanc dans une assiette
Plats

Cari thon réunionnais, ma version délicieuse et surprenante

Le dimanche matin, chez Mémé Solange, on ne se réveillait jamais vraiment au réveil. On se réveillait à l’odeur. Le curcuma qui torréfiait doucement dans la marmite, avant même que j’ouvre un œil, avant même que la maison ne soit tout à fait debout. Cette odeur-là, safran péi qu’on l’appelle chez nous, je la reconnaîtrais entre mille.

Le cari thon, c’est un peu ce dimanche matin résumé dans une marmite. Simple, direct, sans chichi, mais avec ce petit geste qui change tout : bien roussir les oignons avant d’y plonger le poisson. Aujourd’hui, je vous partage ma version, avec une petite correction que j’ai apprise à mes dépens sur la cuisson du thon.

Cari thon réunionnais

Cari thon réunionnais

Difficulté : Facile
Pour

4

personnes
Temps de préparation

20

minutes
Temps de cuisson

30

minutes

Ingrédients

  • 1 kg de thon, coupé en dés réguliers de 2 à 3 cm

  • 5 tomates

  • 2 oignons péi

  • 3 cuillères à soupe d'huile de tournesol

  • 1 bouquet de thym

  • 1 cuillère à café de curcuma (safran péi)

  • 3 gousses d'ail, écrasées

  • 1 morceau de gingembre frais, râpé

  • 3 gros piments

  • Sel et poivre

Instructions

  • Coupez le thon en dés réguliers d'environ 2 à 3 cm de côté, pour une cuisson homogène.
  • Émincez finement les oignons péi. Écrasez l'ail et râpez le gingembre.
  • Faites chauffer l'huile dans une marmite à feu moyen, puis ajoutez les oignons. Laissez-les roussir doucement 10 à 12 minutes, en remuant régulièrement.
  • Ajoutez l'ail, le gingembre, le thym et les piments. Mélangez et laissez cuire 2 minutes pour parfumer l'huile.
  • Incorporez les tomates coupées en morceaux. Laissez mijoter 8 à 10 minutes à feu doux, jusqu'à ce qu'elles forment une sauce épaisse.
  • Ajoutez les dés de thon et le curcuma. Salez, poivrez, puis mélangez délicatement en secouant la marmite plutôt qu'en remuant à la cuillère.
  • Couvrez et laissez mijoter à feu doux 8 à 10 minutes, sans remuer à la cuillère, jusqu'à ce que le thon soit cuit à cœur mais encore fondant. Servez chaud avec du riz blanc.

Pourquoi je coupe le thon en petits dés réguliers plutôt qu’en gros morceaux ?

La première fois que j’ai fait ce cari, j’ai coupé mon thon en gros dés, comme on le voit souvent. Résultat : certains morceaux étaient encore crus au cœur, d’autres complètement secs sur les bords. Pas terrible.

Depuis, je coupe mes dés de thon bien réguliers, environ 2 à 3 centimètres de côté. Une taille homogène, c’est la garantie que tous les morceaux cuisent en même temps, ni trop, ni trop peu.

Autre astuce : je ne remue plus le thon à la cuillère une fois qu’il est dans la sauce. Je préfère secouer légèrement la marmite pour ne pas casser les fibres du poisson. Un thon trop manipulé, ça s’effrite, et on perd cette belle tenue en bouche.

Combien de temps faut-il vraiment laisser cuire le thon ?

Vous verrez parfois des recettes qui annoncent 4 à 5 minutes de cuisson pour le thon. Dans mon expérience, ce n’est pas assez : le poisson reste cru à l’intérieur si les dés ne sont pas minuscules.

Je laisse plutôt mijoter à couvert, à feu doux, pendant 8 à 10 minutes. L’idée n’est pas de prolonger la cuisson à feu vif pour aller plus vite : un bouillon trop fort fend le thon et l’assèche. Mieux vaut un feu doux et un peu de patience.

Avec quoi déguster ce cari thon ?

Chez nous, un cari ne se conçoit jamais seul dans l’assiette. Il lui faut de la compagnie, et pas n’importe laquelle :

  • Du riz blanc bien chaud, la base incontournable pour absorber la sauce.
  • Des grains (lentilles ou haricots rouges), pour un repas complet à la réunionnaise.
  • Un rougail tomates, pour twister votre assiette avec un accompagnement bien pimenté et acidulé qui contraste avec la douceur du cari.
  • Un peu de rougail mangue verte, si la saison le permet, pour une touche fraîche et acidulée.
  • Un verre d’eau bien fraîche plutôt qu’une boisson sucrée : avec le piment, ça repose vraiment le palais entre deux bouchées.

Et si vous voulez varier vos caris à base de poisson ou de fruits de mer, je vous invite à découvrir mon cari de crevettes, tout aussi parfumé, pour les jours où l’envie de mer se fait sentir.

Pour la sauce elle-même, je vous renvoie vers les bases d’une bonne sauce cari maison : le secret tient surtout dans le temps de roussi des oignons, avant même d’y ajouter le poisson. Douze minutes minimum, comme me le répète encore Solange.

Peut-on utiliser du thon surgelé pour ce cari ?

Oui, à condition de bien le décongeler au réfrigérateur avant de le cuisiner et d’éponger l’excès d’eau avec du papier absorbant. Un thon trop humide rendra de l’eau dans la sauce et allongera un peu le temps de cuisson.

Quel type de thon choisir pour un cari thon réussi ?

Je préfère un thon frais, ferme au toucher, plutôt de type albacore ou listao. Évitez les morceaux trop fins qui se déferont vite à la cuisson : un pavé épais se coupe plus facilement en dés réguliers.

Comment savoir si le thon est cuit sans le dessécher ?

Le thon est prêt quand il devient opaque à cœur mais reste encore légèrement rosé et fondant au centre. Un morceau trop blanc et ferme est signe qu’il a un peu trop cuit.

Peut-on préparer ce cari thon à l’avance ?

Vous pouvez préparer la sauce (oignons roussis, ail, gingembre, tomates) à l’avance et la réchauffer doucement. En revanche, j’ajoute toujours le thon au dernier moment, juste avant de servir, pour qu’il reste fondant.

Avec quel riz servir ce cari thon ?

Un riz blanc long grain classique convient parfaitement. Le riz doit rester bien détaché pour absorber la sauce sans devenir pâteux.

Le mot de la fin : voilà, vous avez toutes les clés pour un cari thon réussi, avec un poisson fondant, ni cru ni sec. C’est le genre de plat que je prépare sans y penser, les yeux fermés, tellement il me ramène à ces dimanches matin chez Solange. J’espère qu’il vous ramènera, vous aussi, quelque part.

Vous en voulez plus ?

Rédigé par Jade, amoureuse de la cuisine réunionnaise et toujours en quête de nouvelles saveurs à partager.

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