Cari de porc reunionnais
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Cari de porc réunionnais : la recette de maman

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Aujourd’hui, je vous propose une recette de cari de porc réunionnais absolument délicieuse. C’est une recette qui a été transmise de génération en génération dans ma famille, et j’ai repris le flambeau.

Si vous êtes fan de plats épicés et de viande de porc tendre et parfumée, ce cari de porc est fait pour vous : un plat savoureux et authentique, qui vous fera voyager jusqu’à l’île de la Réunion. Il tient en peu d’ingrédients, mais trois choses font la différence : le bon morceau de porc, des oignons bien roussis, et une sauce qu’on laisse réduire jusqu’au bout.

En bref : comptez 500 g d’échine ou d’épaule pour 4, un quart d’heure de préparation et une cinquantaine de minutes de cuisson. Le secret tient en trois gestes : dorer la viande, faire roussir les oignons, puis laisser la sauce réduire à découvert.

Cari de porc réunionnais

Cari de porc réunionnais

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Plat : Plat principalDifficulté : Facile
Pour

4

personnes
Temps de préparation

15

minutes
Temps de cuisson

50

minutes

Le cari de porc réunionnais : des morceaux de porc dorés puis mijotés avec oignon, ail, gingembre, curcuma et tomate, jusqu'à une sauce épaisse. Servi avec du riz et des grains.

Ingrédients

  • 500 g de porc (échine ou épaule), en gros cubes

  • 5 tomates, hachées

  • 2 oignons, émincés

  • 2 gousses d'ail, écrasées

  • 1 morceau de gingembre frais (ou 1 pincée en poudre)

  • 1 branche de thym

  • ½ cuillère à café de curcuma

  • 3 cuillères à soupe d'huile

  • Sel

  • 2 ou 3 petits piments (facultatif)

Instructions

  • Faites dorer les morceaux de porc dans l'huile chaude, dans une cocotte, jusqu'à ce qu'ils soient bien colorés.
  • Ajoutez les oignons et laissez-les roussir à leur tour, sans brûler.
  • Incorporez l'ail et le gingembre écrasés, puis le curcuma : une minute à peine, en remuant. Dès que l'ail sent bon le roussi, passez à la suite : quelques secondes de plus et il brûle.
  • Ajoutez les tomates, le thym, le sel et, si vous aimez pimenté, 2 ou 3 petits piments. Mélangez bien.
  • Couvrez d'eau à hauteur et laissez mijoter à couvert, à feu doux, environ 40 minutes, jusqu'à ce que la viande soit tendre.
  • Retirez le couvercle en fin de cuisson pour laisser la sauce épaissir, puis servez avec du riz.

Notes

  • Choisissez un morceau un peu gras, comme l'échine ou l'épaule : trop maigre, le porc sèche à la cuisson.
  • Version express : coupez le porc en fines lamelles, faites-les dorer à part, et ne les ajoutez à la sauce que pour les 10 à 15 dernières minutes.
  • Le cari est encore meilleur réchauffé le lendemain, à feu doux.

Pourquoi chaque geste compte

La recette tient en six étapes, mais chacune a une raison. Les comprendre, c’est pouvoir rattraper un cari au lieu de le subir.

  • Dorer la viande, en deux fois si besoin. La croûte brune et les sucs qui accrochent au fond de la cocotte sont la première couche de goût de la sauce. Si la cocotte est trop pleine, la viande rend son eau et bout au lieu de dorer : elle reste grise.
  • Faire roussir les oignons. En brunissant, ils deviennent sucrés et donnent à la sauce sa couleur ambrée. C’est le « roussi », la base de tous les caris, détaillée dans notre sauce cari. Roussi ne veut pas dire brûlé : noirs, ils rendent la sauce amère.
  • L’ail et le curcuma, une minute, pas plus. Leurs arômes se libèrent dans la matière grasse, pas dans l’eau. Mais l’ail passe très vite de « roussi », qui embaume la cuisine, à « cramé », qui rend tout le cari amer : restez devant la cocotte et ajoutez les tomates dès qu’il sent bon.
  • Laisser compoter les tomates quelques minutes avant d’ajouter l’eau : elles fondent, leur acidité s’adoucit et la sauce prend du corps.
  • De l’eau à hauteur, pas plus, et un feu doux. À gros bouillons, la viande se resserre et durcit. À petits frémissements, le tissu de l’échine ou de l’épaule fond, la viande devient tendre et la sauce se lie toute seule.
  • Finir à découvert. La sauce réduit, se concentre et nappe la viande au lieu de baigner autour.

Quel morceau de porc choisir pour un cari ?

Un cari mijote longtemps : il lui faut un morceau un peu gras, qui reste moelleux. Les temps sont indicatifs, à feu doux et à couvert.

MorceauRésultatCuisson
ÉchineMoelleuse, juste assez grasse : la référence40 à 50 min
ÉpauleFondante, les morceaux se tiennent bien45 min à 1 h
PoitrineTrès fondante, sauce plus richeEnviron 1 h
Travers, jarretL’os parfume la sauce1 h à 1 h 15
Lamelles (échine, filet)Méthode express, voir ci-dessous10 à 15 min
Filet, longe en cubesTrop maigre : sèche en mijotantÀ éviter

Chez le boucher, demandez simplement « du porc pour un cari » ou « pour un sauté » : il vous orientera vers l’échine ou l’épaule. Coupez de gros cubes de taille égale, ils cuisent en même temps et ne se défont pas.

Cuisson longue ou cuisson express : deux écoles

Il y a deux façons d’obtenir un porc tendre, et elles sont opposées. Entre les deux, une viande qui cuit trop longtemps pour rester juteuse mais pas assez pour fondre devient dure : c’est la cause de la plupart des caris ratés.

  • La cuisson longue, celle de la recette : de gros cubes d’échine ou d’épaule mijotent 40 minutes et plus, jusqu’à ce que la viande se défasse à la fourchette. Elle donne une sauce liée et parfumée par la viande.
  • La cuisson express : le porc, coupé en lamelles, est doré à part à la poêle. On prépare la sauce seule (oignons roussis, ail, curcuma, tomates), puis on y ajoute la viande pour 10 à 15 minutes, juste le temps qu’elle finisse de cuire et prenne le goût des épices. Pas plus, sinon elle durcit. C’est la bonne méthode pour un morceau maigre comme le filet, et pour un cari de semaine.

La cuisson express nous a été rappelée en commentaire de cette recette, merci ! Les deux méthodes ont leurs adeptes, l’essentiel est de ne pas rester entre les deux.

Les erreurs qui ratent un cari de porc (et comment les rattraper)

  • La viande est dure. Elle a bouilli trop fort, le morceau était trop maigre, ou elle est restée à mi-chemin entre cuisson courte et cuisson longue. Pour de gros cubes d’échine ou d’épaule, baissez le feu, ajoutez un fond d’eau et prolongez la cuisson : un morceau gras finit toujours par s’attendrir.
  • La sauce est trop liquide. Trop d’eau au départ, ou des tomates très juteuses. Retirez le couvercle et laissez réduire, en remuant de temps en temps.
  • La sauce est pâle et fade. La viande n’a pas assez doré, ou les oignons n’ont pas assez roussi. Rectifiez le sel, et retenez-le pour la prochaine fois : le goût se joue dans les dix premières minutes.
  • Le cari a un goût amer. L’ail ou le curcuma ont brûlé : c’est l’erreur la plus courante, l’ail passe de roussi à cramé en quelques secondes. Difficile à rattraper : un peu de tomate en plus adoucit, mais le mieux reste de baisser le feu avant d’ajouter l’ail.
  • La sauce attache au fond. Le feu est trop fort en fin de réduction. Décollez avec une cuillère en bois et un petit fond d’eau, sans gratter les parties noircies.

Cari, carry, curry : réunionnais, mauricien ou antillais ?

C’est le même mot, écrit de plusieurs façons. Il vient du tamoul kari, qui désigne un plat mijoté. Le dictionnaire de l’Académie française retient « cari » et admet « cary », « carry » et « curry » ; à La Réunion, on lit aussi beaucoup « carry ». Et quand on parle de « cari cochon », c’est simplement le cari de porc en créole.

Le cari réunionnais n’est pas pour autant un curry indien : il ne contient pas de poudre de curry. Sa couleur vient du curcuma, le safran péi. Le mélange d’épices le plus proche du curry, c’est le massalé, celui du cabri massalé. Et si vous n’avez plus de curcuma, voici par quoi le remplacer.

Et ailleurs ? Le carry mauricien, lui, contient généralement de la poudre de curry, ce qui lui donne un goût plus proche de l’Inde. Aux Antilles, le plat cousin s’appelle plutôt le colombo, du nom de son mélange d’épices. Même famille, trois cuisines différentes.

Quelques variantes du cari de porc

La recette de base se suffit à elle-même, mais voici les versions qu’on croise le plus souvent à La Réunion :

  • Cari de porc aux pommes de terre : ajoutez-les en morceaux quand la viande est presque cuite, et laissez encore un quart d’heure. Elles absorbent la sauce : prévoyez un peu plus d’eau.
  • Cari de porc au chouchou : ajoutez-le une fois les tomates bien compotées, il cuit dans la sauce et rend de l’eau, alors allez-y doucement sur la vôtre. Tout sur ce légume dans notre guide du chouchou.
  • Avec du porc fumé, c’est un autre classique : le rougail boucané.

Combien de porc par personne ?

Comptez 125 g de viande sans os par personne, comme dans la recette (500 g pour 4), et plutôt 200 g avec l’os (travers, jarret). Pour une grande tablée :

PersonnesPorc sans osTomatesOignons
6750 g7 ou 83
101,25 kg125
202,5 kg2510

Au-delà de 1 kg, dorez la viande en plusieurs fois, et prévoyez une marmite assez large pour que la sauce puisse réduire. Les temps de cuisson, eux, changent peu.

Comment servir un cari de porc à la réunionnaise

À La Réunion, un cari ne se mange jamais seul. Le repas se compose dans l’assiette : le riz blanc au fond, les grains à côté (lentilles, haricots rouges ou pois du Cap, dont la sauce mouille le riz), le cari par-dessus, et un rougail sur le bord, qu’on prend par petites touches. Le piment, lui, reste à part, pour que chacun dose.

  • Un rougail tomates, frais et acidulé, pour couper la richesse du porc : un oignon haché, une tomate écrasée, du piment, une feuille de combava ciselée ou un filet de jus de citron, et une pincée de gros sel.
  • Un rougail dakatine : sa pâte d’arachide grillée apporte un fondant et une petite note sucrée-salée qui se marient très bien avec le porc mijoté.
  • Un zembrocal à la place du riz blanc, pour un repas plus copieux.
  • De la pâte de piment sur la table, si vous avez gardé le cari doux.

La conservation de votre cari de porc

  • Au réfrigérateur : 2 à 3 jours, dans une boîte hermétique. Il est souvent meilleur le lendemain : les épices ont eu le temps de se fondre dans la sauce.
  • Au congélateur : il se congèle bien, en portions et sans les pommes de terre, qui deviennent farineuses. Décongelez-le au réfrigérateur avant de le réchauffer.
  • Réchauffage : à feu doux, à la casserole, avec un fond d’eau si la sauce a trop épaissi. Ne réchauffez que la quantité que vous allez manger.

Vos questions sur le cari de porc

Comment savoir si le cari de porc est cuit ?

Coupez un morceau : la viande doit être blanche à cœur, sans trace rosée, et céder sous la fourchette. Si elle résiste encore, prolongez la cuisson à feu doux.

Pourquoi mon cari de porc est-il dur ?

Le plus souvent, la viande est restée entre deux cuissons : trop longtemps pour un porc en lamelles, pas assez pour de gros cubes. Soit vous ajoutez des lamelles dorées à la sauce pour 10 à 15 minutes seulement, soit vous laissez mijoter des cubes d’échine ou d’épaule à feu doux jusqu’à ce qu’ils soient fondants.

Peut-on faire le cari de porc à l’autocuiseur ?

Oui. Faites dorer la viande, roussir les oignons et compoter les tomates dans l’autocuiseur ouvert, puis fermez et comptez environ 20 minutes après la mise en pression. Terminez couvercle ouvert pour faire réduire la sauce.

Peut-on remplacer le porc par une autre viande ?

Oui, la méthode du cari fonctionne avec du poulet, du poisson ou des crevettes, seul le temps de cuisson change. Voyez notre cari de poulet, le cari de crevettes ou le cari thon.

Le cari de porc est-il très pimenté ?

Pas forcément : le piment est facultatif. Glissez 2 ou 3 petits piments entiers dans la marmite pour parfumer sans tout embraser, ou servez de la pâte de piment à côté.

Peut-on préparer le cari de porc la veille ?

Oui, et c’est même conseillé : réchauffé, il a plus de goût. Gardez-le au réfrigérateur et réchauffez-le doucement à la casserole.

Le mot de la fin : mon avis est forcément biaisé, c’est un plat dont je raffole. Un bon cari de porc ne demande pas de technique compliquée : un morceau un peu gras, des oignons bien roussis et de la patience. Dites-moi en commentaire comment vous le préparez chez vous : avec ou sans piment, aux pommes de terre ou au chouchou ?

Vous en voulez plus ? Parcourez nos autres plats réunionnais, du rougail saucisses au cabri massalé, ou commencez par la base de tous les caris : notre sauce cari réunionnaise.

Jade est le nom de plume de l'autrice de Cuisine Réunionnaise, une passionnée qui cuisine et teste chaque recette réunionnaise avant de la publier, depuis 2022. En savoir plus sur Jade et le blog.

3 commentaires

  • guichard

    ça zistoire granmére Kal!!!!!! Pou fai cari tendre…. A moins zoreille pays, donc je continue en français…. La recette est le même que pour tous les rougails ou cari: la sauce est correcte, mais, dans les cases crèoles, ça commence à sentir trés bon l’ail « roussi »…..puis cramé!!! Le porc? Vous le faîtes dorer à la poele et vous l’ajoutez, à la fin de la préparation de la sauce,10 à 15 mns pour finir de le cuire et l’imprégner du goût des épices, pas plus, sinon il durcit!! Pensez à utiliser le porc en lamelles qui cuit encore plus vite. Pour accompagner, riz blanc bien sûr, et « rougail tomates »: un oignon haché, une tomate écrasée, du piment, des feuilles de combava ou du jus de ctron, une pincée de gros sel…. Bon app!!!!

  • Pierre LE HIR

    Bonjour, je viens de réaliser ce cari cochon. Bien que j’y aie mis tous les ingrédients nécessaires, je n’arrive pas à retrouver l’odeur et le parfun d’un bon cari réunionnais, comme lorsque mes amis de SAINT BENOIT le cuisinaient.

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