Punch coco de La Réunion : la recette sans lait concentré
Pour cet article, j’ai décidé de vous partager ma recette sans lait concentré du punch coco de La Réunion. Le punch coco qu’on connaît le plus est onctueux, épais, très sucré. Le mien est tout l’inverse : plus léger, moins épais et moins sucré, avec le vrai goût de la noix de coco et de la vanille. Et sans produit laitier, ce qui le rend aussi parfait si vous ne digérez pas le lactose.
Le principe est tout simple : on laisse la coco râpée parfumer le rhum blanc, on la presse, puis on adoucit avec un sirop de canne vanillé. Il faut seulement un peu de patience : comptez une journée entre le début de la macération et le premier verre. Je vous explique tout, pas à pas.
En bref : 25 minutes de préparation, 12 heures de macération et 12 heures de repos, pour environ 65 cl. Mon secret : bien presser la coco. À consommer avec modération. Aller directement à la recette
Punch coco réunionnais ou antillais : quelle différence ?
Le punch coco se prépare aussi bien aux Antilles que sur l’île de La Réunion, et chaque île, chaque famille a sa version.
La plus répandue, souvent appelée punch coco antillais, mélange du rhum blanc, du lait de coco et du lait concentré sucré, avec de la vanille, de la cannelle, de la muscade, parfois un zeste de citron vert ou une goutte d’essence d’amande amère. C’est le punch des fêtes de fin d’année, et c’est le lait concentré qui lui donne cette texture épaisse et crémeuse.
Ma recette prend le chemin inverse : pas de lait concentré, pas de lait de coco. C’est la noix de coco râpée, macérée dans le rhum, qui apporte le parfum. Le punch reste fluide, légèrement voilé, et se boit beaucoup plus facilement. Et si vous tenez au côté onctueux sans lait concentré, je vous donne plus bas ma variante à la crème de coco.
Les ingrédients pour la recette du punch coco Réunion
Voici ma recette, pour environ 65 cl de punch, soit une dizaine de petits verres. Pour une recette de punch coco pour 1 litre, multipliez simplement tout par 1,5.
Punch coco sans lait concentré
Plat : BoissonDifficulté : Facile65
cl (10 à 12 petits verres)25
minutesMon punch coco de La Réunion sans lait concentré : de la noix de coco râpée macérée dans le rhum blanc, filtrée, puis adoucie d'un sirop de sucre de canne à la vanille. Plus léger que le punch coco classique, et il se garde longtemps.
Ingrédients
50 cl de rhum blanc
200 g de noix de coco râpée (fraîche ou en sachet, non sucrée)
100 g de sucre de canne
10 cl d'eau, pour le sirop
1 gousse de vanille
1 pincée de cannelle (facultatif)
Instructions
- Mélangez la noix de coco râpée et le rhum dans un bocal propre. Fermez, secouez et laissez macérer 12 heures au réfrigérateur.
- Préparez le sirop : versez l'eau et le sucre dans une casserole, ajoutez la gousse de vanille fendue et grattée, et faites chauffer à feu doux en remuant jusqu'à ce que le sucre soit fondu. Laissez frémir 2 minutes, puis refroidir.
- Filtrez le rhum à travers une passoire garnie d'un linge propre ou d'une étamine, et pressez bien la coco pour en extraire tout le rhum parfumé.
- Mélangez le rhum coco et le sirop refroidi (avec la gousse de vanille), ajoutez la cannelle si vous le souhaitez, et versez à l'entonnoir dans une bouteille bien propre, ébouillantée.
- Laissez reposer 12 heures au réfrigérateur avant de servir. Servez très frais, en petits verres, avec modération.
Notes
- Pressez bien la coco dans le linge : c'est elle qui garde le plus de parfum.
- Variante crème de coco et conservation : voir l'article.
- À consommer avec modération. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.
Préparation de la recette punch coco 974 étape par étape
La recette est simple, mais chaque étape a son importance. Voici comment je m’y prends, et pourquoi.
- La coco : fraîche, elle est plus parfumée, mais une coco râpée en sachet, non sucrée, donne un très bon résultat. Si vous avez le temps, faites-la dorer une minute à la poêle sans matière grasse : elle prend une note grillée délicieuse.
- La macération : 12 heures au réfrigérateur, bocal bien fermé. Je le secoue une ou deux fois : la coco remonte toujours à la surface, il faut la remettre en contact avec le rhum.
- Le sirop : 100 g de sucre de canne et 10 cl d’eau, avec la gousse de vanille fendue et grattée. Je le laisse refroidir complètement avant de le mélanger au rhum, pour garder tous les arômes.
- Le pressage : c’est mon geste indispensable. Je verse le rhum dans un linge propre, puis je tords le linge pour presser la coco. Elle retient une bonne partie du rhum, le plus parfumé.
- Le repos : 12 heures au frais, le temps que le sirop, la vanille et la coco se marient. Le punch est bien meilleur le lendemain qu’à peine mélangé.
Pour la touche finale, une petite pincée de cannelle, si vous aimez. Je n’en mets pas toujours : je préfère que la coco reste la vedette.
Ma variante : le punch coco à la crème de coco
Vous voulez l’onctuosité du punch coco classique, mais toujours sans lait concentré ? Je remplace le lait concentré par de la crème de coco et un peu de sirop de canne. Pour une bouteille d’environ 75 cl :
- 20 cl de rhum blanc
- 40 cl de lait de coco et 12 cl de crème de coco
- 6 cl de sirop de canne, à ajuster à votre goût
- Les grains d’une gousse de vanille, une pincée de cannelle, une pointe de muscade râpée et, si vous aimez, un zeste de citron vert
Fouettez le lait de coco, la crème, le sirop et les épices, puis versez le rhum en filet en fouettant toujours. Mettez en bouteille et laissez reposer au moins quelques heures au frais. Attention, cette version contient du lait de coco : elle se garde beaucoup moins longtemps, environ une semaine au réfrigérateur, dans une bouteille bien propre. Secouez-la avant de servir, la crème de coco remonte en surface.
Combien de temps peut-on conserver ce punch coco une fois préparé ?
Côté conservation, c’est le grand avantage de mon punch coco sans lait : il se garde longtemps. Voici mes repères :
- Version sans lait (ma recette) : plusieurs semaines au réfrigérateur, en bouteille bien fermée. Il est à son meilleur dans le premier mois, quand la coco est encore bien présente.
- Version crème de coco : environ une semaine au réfrigérateur, bouteille propre, toujours au frais une fois entamée.
Vous voulez en garder pour plus tard ? La congélation est possible : je vous explique tout dans mon article pour congeler un punch fait maison.
Quand et comment servir le punch coco ?
Un punch coco se savoure lentement, en petite quantité. Voici comment je le sers, selon le moment.
- Le service : bien frais, sorti du réfrigérateur au dernier moment, dans de petits verres de 4 à 5 cl. Secouez la bouteille avant de servir, un fin dépôt de coco se forme au fond. Quelques glaçons si vous l’aimez plus léger.
- À l’apéritif : sa douceur coco répond parfaitement au piquant des samoussas, des bonbons piments ou des piments farcis.
- En fin de repas : avec un dessert pas trop sucré, comme le gâteau patate, ou quelques bonbons coco pour rester dans la coco.
Pour les fêtes, versé dans une jolie bouteille avec une étiquette écrite à la main, c’est aussi un cadeau qui fait toujours plaisir.
Combien en prévoir ? Ma recette donne une dizaine de petits verres : comptez deux verres par personne. Pour une grande tablée, multipliez simplement les quantités, la macération et le repos restent les mêmes. Et dans tous les cas, avec modération.
Envie de varier ? Le punch planteur, aux jus de fruits, est plus léger et se sert en grand verre ; le punch gingembre citron vert joue la fraîcheur et le piquant.
Mon avis sur le punch coco sans lait concentré
Je suis totalement fan de ce punch coco de La Réunion ! Ce que j’aime, c’est sa simplicité : trois ingrédients principaux, et pourtant un goût de coco franc, adouci par la vanille et le sucre de canne. Il plaît même à ceux qui trouvent le punch coco classique trop lourd. À déguster avec modération, bien sûr.
Vos questions sur le punch coco
Faites macérer de la noix de coco râpée dans du rhum blanc, filtrez en pressant bien, puis ajoutez un sirop de sucre de canne à la vanille. Pour une version onctueuse, remplacez le lait concentré par de la crème de coco et du sirop de canne.
Le punch coco antillais le plus courant est onctueux, au lait concentré sucré et au lait de coco. Ma version sans lait est plus légère, plus fluide et moins sucrée.
Sans lait, plusieurs semaines au réfrigérateur. La version au lait ou à la crème de coco, environ une semaine, en bouteille propre et toujours au frais.
Multipliez la recette par 1,5 : 75 cl de rhum blanc, 300 g de coco râpée, 150 g de sucre de canne, 15 cl d’eau et une gousse et demie de vanille.
Ma recette repose sur la macération dans le rhum. Pour une version sans alcool, mélangez du lait de coco, un peu de crème de coco, du sirop de canne, de la vanille et un trait de jus de citron vert, à servir très frais.
Non. Il apporte l’onctuosité et le sucre de la version classique, mais on peut s’en passer : avec la coco râpée macérée, ou avec de la crème de coco et du sirop.
Le mot de la fin : un peu de patience, une coco bien pressée et un sirop vanillé, et vous aurez un punch coco maison léger, parfumé, qui se garde longtemps. À servir très frais, et toujours avec modération.
Et vous, plutôt version légère ou version crème de coco ? Dites-le-moi en commentaire.
Vous en voulez plus ? Retrouvez tous mes rhums arrangés et punchs réunionnais.


